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Jean-Francois Vachon écoute David Élias. Crédit Photo : Annabelle Soucy

Point de convergence entre les producteurs de contenu – autant les indépendants que les entreprises à grand déploiement – et les auditeurs, la baladiffusion permet à ces derniers d’alimenter leur liste de lecture en s’inscrivant aux balados de leur choix.

Des balados courts ciblés sur des sujets précis aux séries axant sur des thématiques définies, l’offre internationale est déjà riche, même en incluant seulement le contenu francophone. Entre les vedettes de la télévision québécoise et les « producteurs du dimanche », a-t-il de la place pour des balados en art et culture en Estrie ?

Voici quelques suggestions recensées parmi les réalisations de certains de nos membres :

Séries courtes

Jean-François Vachon a passé près d’une année à préparer le documentaire Revitalisons?, soit cinq épisodes qui cumulent, une fois écoutés jusqu’au bout, plus de 200 minutes de contenu sur le développement, l’histoire, les forces et les enjeux du quartier Alexandre, dans le centre-ville de Sherbrooke. Au travers des épisodes, l’auditeur découvre le son de lieux extérieurs et intérieurs, ainsi que les diverses voix du quartier. Autre exemple de même nature, Marie-Claude Paradis-Vigneault a réalisé et produit, avec le soutien d’Entreprendre Sherbrooke, Les Voix de la Placette, qui met de l’avant des récits de l’est de Sherbrooke.

Proposant aussi une création captée au travers des sons des lieux publics, Muses & chimères offre Sherbrooke au creux de l’oreille, huit balados poétiques narrant un imaginaire au travers de divers lieux connus de la ville : le Domaine Howard, la Centrale Frontenac, la Promenade de la Gorge de la rivière Magog, le Marché de la Gare et quelques lieux autour du Lac de Nations.

Le balado est bel et bien pratiqué hors des grands centres, avec Paroles de Sages. Démarrée à partir d’un comité de co-création auquel Benoit Bourassa du P’tit Bonheur de Saint-Camille a participé. Cette initiative met en scène la relation entre quartier et organismes qui travaillent avec les aînés des MRC du Val-Saint-François et des Sources, notamment par l’entrevue avec un aîné différent par épisode. L’organisme porteur du projet de l’émission, Culture aux aînés, vise, en collaboration avec la communauté, « la participation et l’inclusion sociale des aînés, par l’art et la culture, afin d’améliorer le bien-être et la santé globale ».

L’art de la parole audio s’inscrit aussi au théâtre, avec le Petit Théâtre de Sherbrooke qui a produit Le balado des petits ours. Dans huit aventures distinctes, cette réalisation amène les enfants de 4 ans et plus à voyager dans l’imaginaire, en terminant chaque récit par une musique de détente.

Les balados sont aussi des véhicules pour les savoirs contenus dans le patrimoine. Le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier propose une série en quatre épisodes, Joseph-Armand Bombardier, au-delà de l’inventeur. Cette production explore la vie de l’inventeur via « ses inventions, l’expansion de sa compagnie à travers le monde et l’impact qu’il y a eu sur sa communauté ». Un historien, un archiviste et des membres de la famille Bombardier ont contribué à cette production. Alliant l’histoire et l’humour, le Chemin des Cantons nous propose aussi d’en apprendre davantage sur le passé de la région avec son balado Histoires en canne : étonnantes histoires dans les Cantons. De l’héritage des Abénaquis, à la Première Guerre mondiale, en passant par la francisation de la région, les personnages d’Édith et Jonathan nous font découvrir des centaines d’années d’histoire en 10 courts épisodes.

Séries longues

Marie Robert, présidente du secteur des Lettres, livre et oralité au CCE et aussi présidente du CA de l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, participe à titre de chroniqueuse à l’émission du Cochaux Show, « […] une émission composée d’entrevues et de chroniques qui traite de l’actualité littéraire » depuis plus de trente ans. C’est sûrement le balado à l’histoire la plus longue de l’Estrie, avec une émission par semaine!

Le balado Vide ton sac : tête-à-tête autour du conte de la Maison des arts de la parole « propose une série de conversations entre conteurs et conteuses. Dans chaque épisode, deux artistes – dont les univers artistiques présentent des points communs – discutent de leur parcours et de leur pratique artistique autour de trois grands thèmes, illustrés par des objets ». De nouveaux épisodes se rajoutent régulièrement.

Bien que l’aventure du balado Slam Poésie Le Podcast, signé par LEM, soit maintenant terminée, ses 37 épisodes sont toujours disponibles pour écoute sur le site de l’artiste.

Sans financement, point de salut?

Le balado est-il admissible au financement public?

Sur le site du CALQ, il est écrit « Oui, les balados à contenu artistique sont admissibles dans les divers volets du programme général de bourses aux artistes. Les projets doivent être déposés dans la discipline qui se rapproche le plus du contenu du projet (ex. : balado documentaire en cinéma documentaire, livre audio en littérature, radioroman en théâtre). À noter que la liste générale de projets inadmissibles s’applique également aux balados (voir à la question 28 de la Foire aux questions). Pour les projets réalisés en coproduction, l’entente précisant les obligations de chacune des parties doit être jointe à la demande et l’artiste-auteur(e) doit avoir le plein contrôle sur le contenu et la réalisation de son œuvre de même que sur toutes les ententes de production et de diffusion. Il possède tous les droits de reproduction et de représentation publique de son œuvre ou peut, en accordant une licence, les confier à un producteur(-trice) délégué(e) ou à un distributeur indépendant. »

Ailleurs, c’est moins sûr. Le Devoir a publié le 30 septembre dernier un article au titre évocateur : « Le balado québécois réclame du soutien public pour se développer ». On y trouve entre autres quelques échos de Transistor Média, un organisme de l’Outaouais à découvrir pour les artistes et producteurs de balados.

Crédit photo (entête) : Annabelle Soucy.

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