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Nos membres à la causerie du G15+

Découvrez comment les membres du Conseil de la culture de l’Estrie ont représenté fièrement notre région lors du G15+.
De gauche à droite : Pierre Mino (Conseil de la culture de l'Estrie), Sylvie L. Bergeron (Conseil de la culture de l'Estrie), Gabrielle Desbiens (Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean), Marie Dion (Culture aux aînés) et Sarah Touchette (Productions Artista, Le Vent dans les arts, Culture aux aînés). Absente de la photo : Marie Robert (Conseil de la culture de l'Estrie). Crédit photo : Gracieuseté RCRCQ

Entrevue avec Marie Dion (Culture aux aînés) et Sarah Touchette (Productions Artista; Le Vent dans les arts et Culture aux aînés) qui ont participé à la représentation de la culture estrienne au G15+, événement qui a eu lieu le 9 février 2024, une causerie à l’occasion du lancement de la 3e édition des indicateurs du bien-être, tenue au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

L’hiver dernier, l’Estrie accueillait un événement organisé par le G15+, auquel adhère et contribue le Réseau des conseils régionaux de la culture du Québec (RCRCQ), dont fait partie le Conseil de la culture de l’Estrie. Y étaient présentes de notre réseau des CRC, les personnes suivantes : Pierre Mino, directeur général,  Sylvie L. Bergeron, présidente, et Marie Robert, représentante du secteur Lettres, livre et oralité, du Conseil de la culture de l’Estrie, Gabrielle Desbiens, alors directrice générale à Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Également participantes, deux membres du CCE : Marie Dion, directrice générale de Culture aux aînés et Sarah Touchette, artiste circassienne chez Productions Artista, directrice artistique de l’organisme Le Vent dans les arts et directrice artistique de Culture aux aînés.

 

C’est avec ces deux membres qu’une entrevue a été réalisée : notre agent de développement Guillaume Houle s‘est entretenu avec elles pour découvrir leur perception des activités de ce groupe. En voici les grandes lignes.  

Le G15+ définit sa vision comme suit « Nous, membres du collectif G15+, désirons faire émerger une société qui place le bien-être de la population au cœur des décisions individuelles et collectives. Nous sommes issus d’une culture singulière qui accorde une place de choix à la concertation et à la cohésion sociale, faisant du Québec une société distincte en Amérique du Nord. En misant sur le dialogue social, nous proposons une véritable transformation de notre société. » Le G15+ regroupe non seulement des groupes environnementaux et sociaux, mais également des regroupements patronaux, de travailleurs, ainsi que des personnes spécialisées en économie et urbanisme, entre autres, en s’inspirant des pays nordiques (Islande, Norvège, Danemark, Suède, Finlande).

Résumé de l’entrevue avec nos membres…

D’entrée de jeu, la place faite à la culture et les liens avec le travail de Culture aux aînés ont été soulignés. Une certaine curiosité s’est d’abord installée par rapport à la notion de changements sociaux durables, voire d’un changement de paradigme. Le fait que les secteurs de l’économie, de la culture, de la cause environnementale et des groupes sociaux se trouvent réunis dans un même groupe est porteur d’espoir.

Sur place, la diversité des acteurs présents et l’élargissement du nombre et de la variété des facteurs de calcul du bien-être humain ont grandement intéressé nos membres. François Delorme, enseignant au département de sciences économiques de l’Université de Sherbrooke et PDG de François Delorme Consultation, y a présenté l’intérêt pour les sociétés actuelles, et plus particulièrement pour le Québec, d’élargir leur vision au-delà de la mesure de la croissance économique et de l’indicateur du produit intérieur brut (PIB). Indicateur qui, souligne-t-il, date de la crise économique des années 1930. Il est d’avis que l’urgence climatique nécessite de penser autrement l’évolution, sans plus tarder. Pour y parvenir, le G15+ s’intéresse à d’autres indicateurs qui seraient plus susceptibles de nous guider dans la bonne direction que l’usage du simple PIB.

L’inoccupation des logements, la qualité de l’emploi, la qualité de l’air… quelque 70 indicateurs sont listés, répartis en trois secteurs liés au développement durable : l’économie, l’environnement et le social. Dans ce dernier élément, cinq sont liés à la culture :

Voir ici les 71 indicateurs.

Et pourtant, l’Agenda 21 de la culture, exercice mené par le gouvernement du Québec durant les années 2010+, avait pour ambition d’inscrire la culture en tant de quatrième pilier du développement durable, ou à tout le moins en tant que pilier transversal sur le plan économique, social et environnemental. 

Bref, avec cette vision du G15+ soutenue par l’économie, la culture ne fait pas le poids avec ses quelque 4 ou 5 indicateurs. Développer de nouveaux indicateurs permettrait de mieux positionner la culture afin de mieux refléter la perception réelle des effets positifs de la culture sur la population. Est-ce possible d’entrevoir de nouveaux indicateurs du bien-être liés à la culture, tel que :  

 

Les échanges entre Guillaume, Marie et Sarah ont mené vers une question encore plus complexe, et Sarah de poursuivre : « Comment développer des indicateurs qualitatifs nous permettant d’aller plus loin que le quantitatif? » Elles insistent, s’appuyant sur leur expérience : « La culture a des bienfaits réels sur le développement du bien-être des aînés, spécialement en ruralité ». 

Sous-représentées et marginalisées, les personnes aînées des communautés rurales sont souvent tenues à l’écart de la société, leur situation étant sous-documentée. De fait, il s’avère essentiel de documenter davantage les actions entreprises en culture, s’y rallier également le secteur de la recherche scientifique pour en mesurer les impacts bénéfiques. Quelles actions ont été entreprises en art-recherche sur lesquelles on pourrait s’appuyer à ce jour? Quels aspects en art-recherche restent encore à explorer? Quels maillages les arts et les sciences auraient-ils intérêt à réaliser? Bref, la culture a tout à gagner à reconnaître l’importance de la recherche et vice-versa. 

En 2018-2019, le gouvernement du Québec a injecté 0,9% du budget de la santé en santé préventive et dans les organismes communautaires. La culture contribue à la prévention par l’éducation sur les divers enjeux de la société. Comment jumeler davantage la culture et la prévention? Comment offrir l’art et la culture tout en étant inclusif des différentes populations? À travers l’urgence d’agir des parties prenantes du G15+, il faut leur rappeler l’existence et l’importance des arts et de la culture. 

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