Article par Guillaume Houle
Survol du microprogramme en arts et technologies de l’UdeS
La société évolue et il en va de même pour les arts et la technologie et les manières de créer et concevoir. En parallèle au certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke, a récemment émergé un microprogramme en arts et technologies. Celui-ci s’ajoute aux possibilités des créateurs de se construire une formation sur mesure – en effet, il est possible d’insérer cette formation dans un baccalauréat multidisciplinaire.

Pourquoi un nouveau programme?
Depuis la nuit de temps, les arts visuels et les métiers d’art ont principalement été centrés autour des médiums qui les accueillent (les murs des cavernes, jusqu’aux murales d’aujourd’hui, le cuir, les papyrus, le papier, les toiles, même la peau et les bâtiments fonctionnels) ou qui forment l’art en eux-mêmes (bijoux, monuments, sculptures, installations).
Toutefois, avec l’arrivée de l’industrialisation, l’art a été forcé à une évolution rapide. Les modes de production de l’art traditionnel sont devenus accessibles à la population, maintenant susceptible de reproduire les formes classiques des siècles passés. Entre-temps, les artistes du XXe siècle se sont efforcés de déconstruire les codes de l’art, boudant parfois les médiums pour la performance (mouvement dada), à faire disparaître progressivement le figuratif des œuvres (art abstrait, cubisme, art sériel et autres) ou même à s’investir dans le cinéma (Dr. Caligari, Métropolis, Alien, etc.).

Ce n’est qu’entre 1960 et 1980 que des artistes ont véritablement commencé à s’intéresser aux arts technologiques. Même aujourd’hui, les artistes se définissent souvent par leurs toiles et leurs pinceaux, alors que la fréquentation des musées d’art est devancée plus de trois fois par les musées des sciences.
De plus en plus, l’artiste est amené à accroître son champ d’expertise, notamment afin de réduire le retard accumulé derrière le champ des sciences et des technologies, mais aussi pour ouvrir ses horizons. Le certificat en arts visuels consacre déjà quelques cours de son cursus aux arts numériques. Toutefois, c’est avec le microprogramme en arts et technologies que s’ouvrent les champs de l’interdisciplinarité : la mécatronique, l’art interactif, la modélisation 3D, la fabrication de prototype, l’art sonore et même la projection illusionniste.
En quelque sorte, sans devenir ingénieur, l’artiste bonifie son coffre à outils de multiples possibilités, lui permettant de renforcer sa démarche artistique ainsi que la valeur de son offre.
Des partenaires issus de secteurs complémentaires
Plusieurs ont facilité la mise sur pied de ce microprogramme. Notamment la Faculté de génie et son récent Studio de création qui offre des espaces de création et des ateliers spécialisés. De même que le centre d’artistes Sporobole qui offre ses espaces pour des expérimentations lors du mois de la pédagogie. Le programme de baccalauréat en informatique de la Faculté des sciences, la Faculté des lettres et sciences humaines et l’École de Musique font aussi partie des partenaires du microprogramme.
Détails techniques sur ce programme
Ce programme de 18 crédits peut être suivi à temps plein ou à temps partiel, et peut être commencé à l’automne ou à l’hiver. Comme mentionné précédemment, cette formation peut s’inscrire dans un baccalauréat multidisciplinaire. Les inscriptions pour l’automne se poursuivent jusqu’à la fin du mois d’août.

